Le SMIC : une atteinte au partenariat social 

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Réunis lors de la conférence de presse du 4 mai dernier, des élus, des représentants de l’économie, de l’hôtellerie, de la restauration ainsi que la Fédération vaudoise des entrepreneurs ont lancé la campagne « 2x NON au smic, OUI au contre-projet ». Ils ont martelé que l’instauration d’un salaire minimum à CHF 23.-, indexé et primant sur les CCT était un autogoal pour l’économie.

Tous les métiers du second œuvre ainsi que la construction métallique sont concernés par l’instauration d’un salaire minimum qui primerait sur leur CCT. Mais dans les faits, cela ne représente que très peu de personnes et pour une durée très courte : les travailleurs non qualifiés, sans CFC, de moins de 20 ans. En effet, contrairement aux idées reçues, les métiers de la construction sont bien rémunérés.  

Mais pourquoi alors prendre part à la campagne du 2x NON au smic OUI au contre-projet ?  

Pour la Fédération vaudoise des entrepreneurs, la primauté des CCT et la liberté d’action, par secteur, entre partenaires sociaux sont des valeurs cardinales.  En d’autres termes, le ciment du partenariat social, c’est le dialogue.  

Et dans la construction, ce ne sont pas de vains mots. En effet, et c’est souvent cité comme l’exception vaudoise, dans notre domaine, le partenariat social fonctionne bien et est moteur d’améliorations des conditions de travail et de progrès concrets en faveur des collaboratrices et collaborateurs de nos entreprises coopératrices. Les institutions sociales de l’industrie vaudoise de la construction permettent via des fonds dédiés et une vision commune employeurs-employés des avancées concrètes, on peut citer :   

  • La mise sur pied d’une rente pont, permettant aux travailleurs du gros-œuvre et de la construction métallique de partir à la retraite de manière anticipée. Une mesure visionnaire qui a fait ses preuves depuis plus de 25 ans,  
  • La prise en charge des jours de carence et, lors d’intempéries ou canicule, du complément de salaire de 20% non pris en charge par la caisse de chômage (manque à gagner du travailleur sur les 80% assurés par le chômage). 
  • Le financement de cours de formation continues liés notamment à la sécurité sur les chantiers (amiante, travail en hauteur) 
  • L’achat de machines pour une formation continue sur des outils à la pointe 
  • Des projets pilotes comme le recours aux exosquelettes pour les travaux répétitifs de plâtrerie peinture 
  • Des campagnes de prévention « sécurité sur les chantiers » ou « canicule » avec distribution de crème solaires sur les chantiers 

Etc, etc, la liste des avantages est longue et non exhaustive et vont bien au-delà d’une CCT.  

Cette entente nécessaire pour améliorer, de jour en jour, les conditions du secteur serait freinée par l’instauration d’un salaire minimum indexé primant sur le dialogue social. Ce serait non seulement la porte ouverte à de nouvelles revendications syndicales allant au-delà des prétentions usuelles, mais également une atteinte à l’équilibre employeur-employé.  

Contrairement à ce que prétendent les initiants, l’instauration d’un salaire minimum généralisé ne permettrait pas des hausses de salaires pour tous. C’est illusoire. En effet, dans la construction, la concurrence est rude et les charges toujours plus élevées. Dans ce cadre, on peut citer la hausse des coûts des matériaux, de l’énergie ou encore les coûts liés à la charge administrative ou de procédures.  

Pour toutes ces raisons, la Fédération vaudoise des entrepreneurs, s’engage résolument contre les initiatives extrêmes instaurant un smic dans le canton de Vaud et en faveur du contre-projet pragmatique du Conseil d’Etat. 

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